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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 10:53

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La salle d’attente : votre meilleur cauchemar !

 

La vie d’un médecin généraliste n’est pas un long fleuve tranquille : votre salle d’attente, qui ne désemplit pas, est votre meilleur cauchemar et le stress vous guette.

 

Mauvaise nouvelle : la pression des patients ne va pas diminuer. En effet, la demande est en forte croissance car la population française est en progression aux deux bouts de la chaîne de la vie :

  • Notre natalité, plus vigoureuse que chez nos voisins européens, met dans nos berceaux (et dans votre salle d’attente) un nombre croissant d’enfants (800.000 en 2010). Et vous le savez, Docteur, ce  sont les généralistes, plus que les pédiatres (dont le nombre décroît de 10 % par an), qui suivent médicalement les petits français.
  • A l’autre bout de la vie, toujours du dynamisme : en grande partie grâce à vous, les français vivent de plus en plus vieux. Chaque année qui passe nous voit en moyenne gagner 6 mois d’espérance de vie. D’ailleurs. On ne parle plus que de « papy boom » et de « vague senior ». A votre niveau, cela se traduit surtout par un boom des… consultations.

Or, vous le savez, l’« offre » médicale, elle, est en baisse continue : sur les 10 prochaines années, du fait de numerus clausus peu généreux dans les Facultés de Médecine, le nombre des médecins va baisser de 10%. Vous serez donc toujours moins à vous occuper de patients toujours plus nombreux.

 

Une salle d’attente qui ne désemplit pas serait pour d’autres professions un facteur d’optimisme, un signe de réussite bienvenu mais, comme vous êtes déjà à la limite du surmenage, elle est surtout pour vous  la crainte de soins bâclés…

 

 

Un métier resté artisanal

 

La raison en est simple : la médecine est largement restée un métier artisanal alors que les contraintes qui vous sont imposées sont celles de l’ère postindustrielle : les obligations  réglementaires et la pression bureaucratique de la Sécurité Sociale demandant toujours plus de traçabilité se surajoutent à la technicité croissante de l’acte qui vous contraint à une quête éperdue et toujours inachevée de la connaissance médicale.

 

Qui va vous aider à éviter la noyade ? Vos deux meilleurs amis sont vos patients et la technologie.

 

 

Votre patient peut vous aider…

 

Vos patients sont de plus en plus éduqués et bénéficient d’une information médicale et paramédicale dont le succès des sites d’information en est la preuve permanente.

 

Certes, cette surinformation a tendance à créer une nouvelle génération d’hypocondriaques, comme cette amie qui me  confia un jour avoir reconnu présenter tous les symptômes de cette maladie décrite à la télévision avant de s’apercevoir… qu’il s’agissait du cancer de la prostate.

 

En même temps, elle rend les patients plus autonomes et plus aptes à devenir acteur de leur propre santé. L’utilisation d’un autotensiomètre à domicile est ainsi devenue une routine pour les nombreux patients qui en disposent.

 

Beaucoup de patients sont donc prêts à devenir votre meilleur auxiliaire pour peu que des outils méthodologiques simples leur soient fournis. Des expériences en cours, tel le programme Vigisanté (www.malakoffmederic.com) de maîtrise de la tension artérielle, montrent qu’il est possible d’amener le patient à prendre en charge sa santé.

 

Dans le programme Vigisanté, le patient doit, de façon régulière, suivre sa tension et son observance médicamenteuse à l’aide de capteurs à domicile connectés à un centre de veille médicalisé. Ces capteurs (un autotensiomètre et un pilulier électronique créés spécialement par Parsys Télémédecine)  lui permettent de suivre lui-même l’évolution de sa maladie et de bénéficier de conseils en ligne sur l’amélioration de son mode de vie.

 

Le médecin traitant, lui, a accès à une base d’informations sur internet montrant l’évolution des « performances » de ses patients et peut bénéficier de la connaissance d’un réseau médical dédié, incluant d’autres généralistes et des cardiologues.

 

Résultat : gain de temps, amélioration du diagnostic et du traitement ainsi qu’une relation nouvelle avec son patient : ce dernier n’est plus un objet mais un acteur dans son traitement.

 

 

… La technologie aussi

 

Disons-le, si les progrès de la technologie médicale vous sont parfaitement connus, ceux de l’informatique ont surtout été vécus par vous comme un moyen de contrôle extérieur renforcé sur vos activités et un ensemble de contraintes.

 

La télémédecine peut vous faire changer d’avis et améliorer votre vie quotidienne. Prenons quelques exemples tirés de mon expérience au sein de Parsys Télémédecine (www.parsys-telemedecine.com).

 

La pratique de l’ECG est peu fréquente parmi les généralistes. Et pourtant, vous le savez bien, les plus de 45 ans devraient systématiquement être dépistés pour les maladies cardiovasculaires et leur suivi devenir permanent.

 

Parsys Télémédecine a mis au point un ECG numérique à l’utilisation simplissime : pas d’électrodes collantes donc pas de consommables et 2 minutes d’examen, montre en main. De plus, cet ECG vous permet de bénéficier de l’interprétation d’un cardiologue à distance par une simple connexion internet.

 

De nombreux médecins du travail, tels ceux de l’Oréal, de Dassault ou d’AXA utilisent déjà ces nouveaux services d’interprétation. Pourquoi pas vous ?

 

De même, les EHPAD commencent à s’équiper de stations de télémédecine leur permettant d’envoyer les constantes vitales (ECG, SPO2, tension) au SAMU en cas de malaise de leurs pensionnaires. Ces « valises de télémédecine », d’abord mises au point pour les avions d’Air France, communiquent par tous les réseaux téléphoniques fixes ou mobiles et vous sont également accessibles.

 

Tous  ces produits, qui sont numériques, s’intègrent facilement dans votre logiciel de gestion de cabinet médical et dans le dossier patient.

 

Ces quelques exemples illustrent la voie nouvelle que la télémédecine vous propose : gagner du temps tout en améliorant la qualité de vos soins, c’est aujourd’hui à portée de votre… stéthoscope !

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Jean Louis Schmitlin - dans Télémédecine
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