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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 16:33

 

Lutte contre les déserts médicaux : Et la télémédecine ?

 

La lutte contre les déserts médicaux, notamment dans les zones rurales, est en passe de devenir une grande cause nationale.

 

Elle est déjà l’un des objectifs de la loi HPST (« Loi Bachelot ») de 2009 et est également l’un des thèmes les plus « chauds » des négociations actuelles entre les syndicats de médecins, l’Assurance Maladie et l’Etat.

 

Il faut dire que les chiffres sont parlants : les densités de médecins pour 100.000 habitants vont de 1 à 3 entre certains cantons ruraux et la région parisienne. Alors même que les distances réduisent le temps utile du médecin dans les zones peu denses.

 

A moins d’espérer que tous les médecins acceptent de travailler 70 heures par semaine, comme le font certains, il est urgent de trouver des solutions créatives vis-à-vis de ce problème, d’autant plus important que les zones peu denses sont souvent celles où les personnes âgées sont les plus nombreuses.

 

Les débats s’orientent autour de l’incitation financière (à droite) ou de la coercition (à gauche) pour inciter les médecins à s’installer dans ces zones pauvres en praticiens mais, comme trop souvent dans notre pays, le grand absent reste la technologie.

 

La télémédecine est une des solutions afin de  résoudre à très court terme le problème de la sous densité médicale. Prenons quelques exemples de solutions pour les soignants :

 

Plusieurs sociétés, dont Parsys Télémédecine (http://www.parsys-telemedecine.com), ont mis au point des valises de télémédecine permettant aux diagnostics médicaux d’urgence d’être transmis par les réseaux téléphoniques filaires.

 

Ces stations médicales, déjà opérationnelles dans les avions d’Air France, permettent par exemple aux médecins traitants de communiquer au SAMU des données médicales en cas d’urgence ou d’obtenir une relecture d’électrocardiogrammes par un centre de veille à distance.

 

Elles peuvent également relier les maisons de retraite aux services de secours,  évitant ainsi les déplacements inutiles des SAMU ou des SDIS et soulageant les généralistes qui doivent souvent assurer les gardes dans ces établissements.

 

Plus largement, la généralisation d’équipements de veille à domicile pour les personnes fragiles souffrant d’affections de longue durée (hypertension, diabète, etc…) pourrait permettre d’améliorer la vie des patients tout en limitant les nécessités de visites à domicile ou de déplacements en véhicules spécialisés toujours coûteux pour la collectivité.

 

Même si la télémédecine ne résoudra pas comme par magie l’absence du médecin dans les zones peu denses, elle peut puissamment contribuer à en limiter les effets négatifs.

 

En cela, elle ne fera qu’appliquer une recette bien connue dans l’univers des nouvelles technologies : baisse des coûts et augmentation de la qualité.

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Jean Louis Schmitlin - dans Télémédecine
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